• 19 mai 2019

Samsung Galaxy S10 : enfin le Galaxy haut de gamme qu’on attendait

Premier smartphone star de l’année 2019, le Galaxy S10 séduit par ses caractéristiques techniques d’exception. Mais le dernier-né de Samsung est-il vraiment le meilleur dans tous les domaines ?

Il y a un peu plus d’une décennie, Apple inventait l’iPhone. Un appareil révolutionnaire qui, par son grand écran multitouch, enseignait au monde de la Tech à quoi devait ressembler un smartphone. Quelques mois plus tard, Samsung lui répondait avec le Galaxy S, l’un des tous premiers smartphone Android capable de se poser en rival. Vous connaissez la suite, Samsung est devenu le numéro 1 mondial et a su faire de sa gamme Galaxy S la plus réputée du marché.

10ème édition oblige, Samsung veut frapper fort. Incroyable écran bord à bord, triple-module caméra, premier capteur d’empreintes ultrasonique au monde… Le Galaxy S10 a tout pour devenir le meilleur smartphone du marché. Est-ce le cas ? Nous l’avons testé dans sa version standard de 6,1 pouces, commercialisée 909 euros (128 Go de stockage).

Galaxy S10 : une leçon de design

Il est loin le temps où les smartphones de Samsung étaient faits de plastique. Depuis plusieurs générations, la marque s’est imposée comme une reine du design avec des appareils vraiment sublimes. Le Galaxy S10 améliore encore le « style Samsung » grâce à son nouvel écran Infinity-O de 6,1 pouces, une nouvelle appellation commerciale choisie par la marque. Il s’étend désormais au format 19,9:9 (et non plus 18,5:9) tout en logeant la caméra frontale dans un coin en haut à droite. Au sein d’un poinçon plutôt que d’une encoche. Notons qu’un film de protection en plastique est désormais préinstallé pour protéger la dalle des rayures.

La prouesse de Samsung, c’est d’avoir réussi à « percer » un écran de technologie AMOLED, là où d’autres comme Honor ne l’ont fait que sur du LCD. C’est bien plus difficile techniquement et cela confirme le savoir-faire du Coréen dans le domaine des écrans.

Le poinçon est-il une solution préférable à celle de l’encoche ? Selon nous, la réponse est oui. Que ce soit lors du visionnage d’un film, la lecture d’un article ou lorsque l’on joue, il disparaît complètement de notre champ de vision, là où l’encoche était discrète mais restait visible. L’illusion d’immersion est donc encore plus réussie. Cet écran est une vraie une claque, la plus grosse depuis le lancement du Galaxy S8 en 2017.

Nous avons néanmoins remarqué un défaut, l’emplacement étrange de la caméra frontale dans le coin supérieur droit n’est pas sans conséquence sur les selfies. En effet, alors qu’on est bien en face de son smartphone, on a l’impression lorsqu’on se prend en photo que l’on regarde sur la gauche. C’est encore plus ennuyeux lors des appels vidéo. Votre interlocuteur aura tout simplement l’impression… que vous regardez ailleurs ! Il aurait fallu positionner le poinçon au centre, mais aurait-ce été le meilleur choix d’un point de vue esthétique ?

Bien sûr, un smartphone Samsung haut de gamme n’en serait pas un, sans son écran aux bords incurvés. Le S10 ne déroge pas à la règle et propose toujours ce style original, que Huawei ne parvient à copier que depuis peu. Samsung conserve néanmoins un avantage, l’optimisation logicielle. Les bords incurvés ne réagissent au tactile que lorsque vous en avez besoin. La marque a appris de ses erreurs. C’est beau sans être gênant, même si les détracteurs de cet écran incurvé seront ravis d’apprendre qu’il existe un S10e, caractérisé par un écran plat.

Le dos du smartphone, en verre, abrite le triple module caméra et le capteur de fréquence cardiaque dans un bloc rectangulaire qui dépasse quelque peu du boîtier, sans que ce soit perturbant. Grâce à son caractère légèrement courbé, ce dernier offre une excellente prise en main, proche de la perfection. Le Galaxy S10 fait d’ailleurs partie des rares smartphones encore utilisables à une main grâce à ses dimensions raisonnables… Seul défaut, les boutons latéraux (volume, Bixby et alimentation) sont situés un peu trop hauts, ce qui oblige parfois s’y prendre à deux fois pour les atteindre. La couleur « Vert Émeraude », celle de notre modèle de test, varie énormément en fonction des reflets. Ce n’est pas notre préférée mais nous la trouvons plutôt originale.

L’écran de tous les records

749 cd/m2, c’est la luminosité maximale (hors pic lumineux) mesurée sur l’écran du Galaxy S10 par le laboratoire de 01net.com. Ce chiffre est tout simplement un record, qui permet au smartphone de Samsung de détrôner l’iPhone XS d’Apple et ses déjà très impressionnants 672 cd/m2. Samsung propose ainsi l’écran OLED le plus lumineux du marché. Cette prouesse devrait permettre au propriétaire d’un Galaxy S10 de l’utiliser au coeur de l’été et en plein soleil, sans perdre en lisibilité.

AMOLED oblige, le Galaxy S10 profite d’un taux de contraste infini. On ne parle néanmoins pas de n’importe quel AMOLED mais d’un… Dynamic AMOLED. Une appellation plus marketing qu’une révolution technologique. Reconnaissons tout de même au Galaxy S10 des vertus inédites comme un filtre anti-lumière bleue « physique », qui protège vos yeux de la fatigue en permanence, ainsi qu’une certification HDR10+. Sur Netflix ou YouTube, lorsque l’on regarde un film compatible, l’image est impressionnante. On remarque des détails imperceptibles habituellement, comme les éléments d’arrière-plan sur une scène sombre. L’expérience est considérablement améliorée.

Au niveau de la fidélité des couleurs, le Galaxy S10 n’est pas le meilleur du marché… en termes de mesures. Il se fait devancer par les iPhone d’Apple, mais aussi par les Galaxy S9. Dans la vie de tous les jours, pas sûr que l’utilisateur relève une quelconque différence. Notons tout de même que, dans son mode d’affichage par défaut, le S10 fait mieux que son prédécesseur. Plus besoin de passer par les réglages pour avoir des couleurs justes, le mode « Naturel » qui assure une excellente fidélité des couleurs, est désormais celui auquel l’utilisateur accède par défaut. Un signe de maturité ?

Par défaut, Samsung configure l’écran du S10 sur une définition Full HD+, ce qui étend l’autonomie du smartphone. Il est possible d’opter manuellement pour du Quad HD+ dans les réglages. Le mode Always on Display pour afficher l’heure et ses notifications sur son écran éteint existe toujours.

Pour en savoir plus : Écran du Galaxy S10 : du jamais vu selon nos tests

Un équipement de choc

Processeur Exynos 9820, 8 Go de RAM, 128 Go ou 512 Go de stockage selon les versions, compatibilité Micro SD jusqu’à 512 Go, emplacement double-SIM, Bluetooth 5, Wi-Fi 6 (pour la première fois au monde sur un smartphone !), 4G de catégorie 20, étanchéité IP68 et haut-parleurs stéréo très puissants… le Galaxy S10 a les arguments pour séduire les plus geeks d’entre nous, tout comme ceux qui espèrent conserver leur smartphone longtemps sans qu’il soit démodé. Cet appareil se paye même le luxe de conserver une prise jack dans un monde où la majorité des smartphones haut de gamme a dû s’en passer. Une bête de course.

Que vaut le processeur Exynos 9820 du S10 ? Sans dépasser le Snapdragon 855 de Qualcomm ou le A12 Bionic d’Apple, il s’avère suffisamment performant pour donner le change dans tous les domaines. Tout fonctionne avec une fluidité monstre. On a joué avec, pris plein de photos et de vidéos, parcouru les réseaux sociaux, répondu à des centaines de mail, téléphoné (oui, un smartphone sert à ça aussi). On a enfin exécuté un maximum de benchmarks. Nos résultats sont à retrouver l’article ci-dessous et confirme nos dires, le S10 est très puissant.

Le premier capteur d’empreintes ultrasonique au monde

Wow. C’est ce que nous nous sommes dit quand Qualcomm a annoncé son « 3D Sonic Sensor » en décembre, le premier capteur d’empreintes à ultrasons, logé sous l’écran. Extrêmement rapide, ultra sécurisé et capable de fonctionner sous l’eau, il avait tout pour écraser la concurrence.

Malheureusement, la promesse était trop belle pour être vraie. Si le Galaxy S10 a bien un défaut, c’est son capteur d’empreintes. Il fonctionne parfois du premier coup mais, la plupart du temps, il est nécessaire de recommencer la manipulation une fois ou deux. Dommage ! La zone capable de reconnaître l’empreinte est d’ailleurs bien trop petite, ce qui nous empêche régulièrement de l’atteindre du premier coup. Notons que pour augmenter ses chances, il ne faut appuyer que brièvement. Pas la peine de laisser son pouce ou son index posé longuement.

Plus impressionnant, le capteur d’empreintes ultrasonique fonctionne bel et bien dans l’eau. Nous l’avons même essayé avec succès sous une douche. Nous étions les premiers surpris. Voilà l’un des défauts majeurs des capteurs d’empreintes enfin corrigé.

Le capteur d’empreintes ultrasonique du Galaxy S10 est-il défectueux ? Ou s’agit-il d’un bug logiciel ? Espérons que Samsung puisse dans ce cas le corriger dans les prochaines semaines et régler ce qui est aujourd’hui un défaut. À l’heure actuelle, difficile d’être pleinement convaincus. On lui préfère presque la reconnaissance faciale, malheureusement non sécurisée et incompatible avec Samsung Pay…

Logiciel : One UI change tout

One UI, c’est la nouvelle surcouche utilisée par Samsung sur ses appareils les plus emblématiques. Nous l’avions adorée sur le S9, notre impression se confirme sur le S10. En plus de proposer une nouvelle interface utilisable à une main et un thème sombre, elle simplifie résolument la navigation au sein des appareils du Coréen. Les menus sont enfin compréhensibles de tous. Pour tout découvrir dans le détail, n’hésitez pas à vous reporter à notre article ci-dessous.

Le Galaxy S10 tourne sous One UI 1.1, qui ajoute quelques nouveautés. Le mode « mise au point en direct » est renommé « Mode portrait », ce qui a beaucoup plus de sens. On peut aussi reprogrammer en partie le bouton Bixby et les AR Emojis sont bien moins flippants. Petit à petit, Samsung gomme ses défauts logiciels.

Évidemment, tout n’est pas encore parfait. Bixby est beaucoup trop présent… et toujours aussi inutile. Indisponible en France autrement que dans une version bêta, il occupe la page à gauche de l’écran d’accueil et dispose toujours de son propre bouton. La navigation gestuelle de Samsung n’en est par ailleurs qu’à ses balbutiements face à la concurrence. Bref, il y a du mieux mais ce n’est pas encore parfait. Peut-être pour l’année prochaine ?

Une autonomie en progression

L’an passé, le Galaxy S9 ne brillait pas particulièrement par son endurance. À notre test d’autonomie polyvalente (une succession de tâches du quotidien comme de la navigation web, du streaming vidéo, de la géolocalisation etc.), il avait tenu 11h18. Cette année, le S10 fait mieux, malgré son processeur plus puissant et son plus grand écran, avec un résultat de 12h01. On ne peut pas vraiment parler de record -certains concurrents font mieux- mais on a largement de quoi passer le cap de la journée sans trop s’inquiéter. Notons que lorsque la batterie est proche de la décharge complète, le Galaxy S10 réduit considérablement la luminosité de son écran, afin de gratter quelques minutes supplémentaires. Parfait pour boucler une recherche ou passer un appel !

Lors de nos tests, le Galaxy S10 a tenu 17h en appel, contre 25h40 pour son prédécesseur, le Galaxy S9. Cet écart doit être interprété avec précaution. La rédaction de 01net.com a, en effet, changé d’adresse il y a quelques jours et selon nos constatations, le changement de positionnement des antennes a eu un impact sur tous nos tests d’autonomie en communication. 

Pour vous livrer de nouveaux comparatifs et classements de smartphones prochainement, nous revoyons actuellement en profondeur notre façon d’évaluer l’endurance des mobiles. Rendez-vous dans les prochains jours !

Quid de la recharge ? C’est l’autre grande déception de ce Galaxy S10. Il ne bénéficie pas d’une technologie de recharge ultra-rapide similaire à celles découvertes sur le Oppo Find X, le Huawei Mate 20 Pro ou le Moto G7 Plus. Pour passer de 0 à 100% de batterie, il nous a donc fallu patienter 1h32. On est loin des 33 minutes du Find X. Dommage que Samsung n’ait pas souhaité lancer une telle innovation sur son S10.

Enfin, le Galaxy S10 est le deuxième smartphone du marché doté d’une technologie de recharge sans-fil inversée, après le Mate 20 Pro. Il peut ainsi partager sa batterie avec un autre appareil grâce à la technologie Qi pour, par exemple, dépanner un ami ou recharger sa montre connectée en vacances.

Nous avons tenté de recharger un iPhone X pendant quarante minutes et ce dernier a récupéré exactement 21% de batterie. Le Galaxy S10 avait, lui, perdu près de 30% de son autonomie, preuve que la recharge sans-fil a encore des progrès à faire. Bref, cela reste une technologie de dépannage plutôt qu’une solution de tous les jours.

Vidéo : les joies de la stabilisation optique

Le Galaxy S10 peut filmer en 4K à 60 images par seconde, mais ce n’est pas le mode que vous allez vouloir utilisez, croyez-nous. En Full HD, le smartphone dispose en effet d’un système dit de « super stabilisation », que l’on active en touchant le logo en forme de main dans l’appli Appareil photo. Ce dernier est impressionnant, sans doute le plus incroyable jamais expérimenté par nos soins, tous smartphones confondus. Pour réaliser des vidéos de vacances (hors sport extrême), il n’y a pas mieux. Plus besoin d’accessoire tiers pour stabiliser votre smartphone !

Autre mode intéressant, cette-fois ci hérité du Galaxy S9, le « super-ralenti », capable de filmer à 960 images par secondes en 720p. L’extrait dure au maximum 0,8 seconde, ce qui le rend difficilement réalisable du premier coup, mais le résultat s’avère assez envoûtant à regarder. On vous laisse apprécier l’un des thèmes musicaux offerts par Samsung.

Un triple module pour l’offre photo la plus complète du marché

Au dos du Galaxy S10, on trouve trois appareils photo. Un capteur grand angle classique de 12 Mpix (son ouverture varie entre f/1.5 et f/2.4, en fonction des conditions lumineuses comme sur le S9), un téléobjectif de 12 Mpix (f/2.4) avec zoom optique x2 et, un petit nouveau, un ultra grand angle de 16 Mpix (f/2.2), qui couvre 123 degrés (contre 107 degrés sur le Mate 20 Pro). Ce dernier est extrêmement amusant à utiliser et permet d’élargir l’horizon, afin de placer à l’image beaucoup plus d’éléments. On rêve de voir apparaître ce type d’objectif sur tous les smartphones.

SRC : 01net

admin

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